Pourquoi courir fait du bien… à la tête
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Pourquoi courir fait du bien… à la tête
S’il est parfois difficile de trouver la motivation pour aller faire un jogging, on en ressort généralement épuisé mais ravi. Comment expliquer les bienfaits de la course à pied sur notre psychisme ?
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Courir, de la douleur au plaisir
Tous ceux qui ont déjà couru l’ont ressentie : cette
sensation d’apaisement, de plénitude, après avoir parcouru quelques kilomètres.
Pourtant, a priori, avant de faire du bien, courir fait mal. Douleurs
musculaires, poumons qui brûlent, sensation d’être parfois au bord du malaise… Pour
certains, footing rime même avec « torture ». Jusqu’au second souffle. Et au
grand plaisir éprouvé. « Courir est un jeu socialement conventionné, qui
implique certaines règles : trouver la motivation, dépasser la souffrance…
Elles semblent contraignantes, mais c’est tout le contraire. Une fois que ces codes ont été
intégrés, ils ne sont plus vécus comme problématiques. »
Au contraire, les joggeurs découvrent des millions de
manières de s’exprimer : ils vont pouvoir courir plus ou moins vite, seul ou à
plusieurs, sur de longues ou courtes distances, avec des obstacles plus ou
moins importants…
Courir pour se vider la tête ?
Prochaine séance de cinéma, préoccupations familiales,
ambitions personnelles… En courant, les pensées se bousculent, ou non. « Il y a
le solitaire qui va laisser son esprit divaguer, méditer, faire le point sur sa
vie, pour qui la course devient un jeu du corps et de l’esprit, et celui que la
monotonie de la course à pied ennuie. Pour se changer les idées, il va écouter
de la musique. Enfin, il y a celui qui court en groupe, pour partager un moment
amical ou social. On bavarde, mais finalement on ne pense à rien de précis ». Mais attention, il ne faut pas croire pour autant que
la course à pied favorise toujours la réflexion.
« Lorsque l’on démarre la course à pied, l’effort à réaliser
est souvent éprouvant. La coordination entre la respiration et les mouvements
est très compliquée. Le coureur va donc avoir tendance à
se focaliser sur la réalisation de sa performance. Pour pouvoir s’en détacher,
il faut déjà avoir une certaine expérience. » La plupart des marathoniens qui,
eux, peuvent courir deux heures de suite, témoignent que pendant un certain
temps, la pensée poursuit son cours. Puis, enfin, le vide est possible,
entraînant une sensation d’apaisement profond.
Courir pour gagner en confiance
Le running aide à développer confiance, estime de soi et
sens du défi. Il renvoie à une idée de dépassement et offre une sensation de
légèreté. « La plupart du temps, nous pensons que la capacité de notre corps à
se mouvoir est extrêmement limitée. La course à pied va permettre de découvrir
de nouvelles aptitudes que l’on ne soupçonnait pas. Il y
a une forme de sublimation dans la mise en activité du corps. C’est un combat
avec soi-même qui, lorsqu’il est achevé, procure une grande satisfaction. »
« Avec la course à pied, on réalise que l’on maîtrise de
mieux en mieux son planning, ses envies, sa motivation ». Cependant, il est impossible d’être pleinement rassasié. C’est pour
cela que de manière générale, ceux qui font du sport ne s’arrêtent jamais.
L’envie d’expérimenter, d’aller plus loin, d’être épanoui est toujours
présente.
Courir pour diminuer le stress
Rythme de vie effréné, fatigue, difficultés familiales et
professionnelles… Notre quotidien génère des tensions et le sport peut
permettre de les évacuer. « Courir permet notamment de se concentrer sur
soi-même, de s’échapper intellectuellement et donc de réduire le stress ». Faire un footing agit également directement sur notre
métabolisme : « cette activité sollicite également la voie sérotoninergique,
très impliquée dans le traitement de la dépression et permet la fameuse
sécrétion d’endorphines, qui s’active en moyenne après une-demi heure d’effort
», ajoute Romain Beaufort. Grâce à cette hormone du bien-être, la pratique du
jogging peut apporter une aide précieuse aux personnes qui souffrent de
contractures musculaires ou qui sont sujettes aux maux de tête.
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Courir fait du bien au moral
Les joggeurs sont unanimes, courir détend, dynamise, donne
de l’énergie pour la journée. « C’est prendre soin de soi, s’accorder du temps
». En cas de petit coup de blues, beaucoup vont
chausser leurs baskets. « Courir permet de casser des boucles négatives : cela
peut aider des personnes qui ont du mal à prendre soin d’elles, qui n’ont plus
de projets, qui ont du mal à concrétiser les envies. C’est une façon de
reprendre sa vie en main ». Si les premières foulées sont parfois difficiles,
le coureur se prend généralement au jeu au fur et à mesure qu’il découvre les
bienfaits de ce sport.
Comment bien courir
La meilleure chose à faire, pour ne pas se lasser, c’est de
commencer de manière peu intensive mais régulière. « En général, on préconise
des séquences de 15-20 minutes, que l’on alterne avec de la marche à pied, pour
ne pas se blesser. L’idéal, c’est de le faire deux à trois fois dans la
semaine. C’est préférable au jogging d’une heure
le dimanche, qui pourrait provoquer des lésions. »
Courir seul ou à plusieurs ?
Courir en groupe peut être un moyen de rencontrer de
nouvelles personnes, d’échanger, de casser la monotonie du sport… Après, tout
dépend de la personnalité et des préférences de chacun , on conseille, aux personnes qui commencent, de courir à plusieurs, pour se
motiver, s’encourager mutuellement. Et pourquoi pas introduire un peu de
compétition ? « Pour en tirer des bénéfices, celle-ci doit être imposée par le
sujet lui-même et non pas par une personne extérieure. C’est lui qui doit fixer
ses propres objectifs. Dans le cas contraire, cela deviendra contraignant et
n’aura plus aucun intérêt. » La course doit rester avant tout un défi que l’on
se lance à soi-même.
S’il est parfois difficile de trouver la motivation pour aller faire un jogging, on en ressort généralement épuisé mais ravi. Comment expliquer les bienfaits de la course à pied sur notre psychisme ?

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Courir, de la douleur au plaisir
Tous ceux qui ont déjà couru l’ont ressentie : cette
sensation d’apaisement, de plénitude, après avoir parcouru quelques kilomètres.
Pourtant, a priori, avant de faire du bien, courir fait mal. Douleurs
musculaires, poumons qui brûlent, sensation d’être parfois au bord du malaise… Pour
certains, footing rime même avec « torture ». Jusqu’au second souffle. Et au
grand plaisir éprouvé. « Courir est un jeu socialement conventionné, qui
implique certaines règles : trouver la motivation, dépasser la souffrance…
Elles semblent contraignantes, mais c’est tout le contraire. Une fois que ces codes ont été
intégrés, ils ne sont plus vécus comme problématiques. »
Au contraire, les joggeurs découvrent des millions de
manières de s’exprimer : ils vont pouvoir courir plus ou moins vite, seul ou à
plusieurs, sur de longues ou courtes distances, avec des obstacles plus ou
moins importants…
Courir pour se vider la tête ?
Prochaine séance de cinéma, préoccupations familiales,
ambitions personnelles… En courant, les pensées se bousculent, ou non. « Il y a
le solitaire qui va laisser son esprit divaguer, méditer, faire le point sur sa
vie, pour qui la course devient un jeu du corps et de l’esprit, et celui que la
monotonie de la course à pied ennuie. Pour se changer les idées, il va écouter
de la musique. Enfin, il y a celui qui court en groupe, pour partager un moment
amical ou social. On bavarde, mais finalement on ne pense à rien de précis ». Mais attention, il ne faut pas croire pour autant que
la course à pied favorise toujours la réflexion.
« Lorsque l’on démarre la course à pied, l’effort à réaliser
est souvent éprouvant. La coordination entre la respiration et les mouvements
est très compliquée. Le coureur va donc avoir tendance à
se focaliser sur la réalisation de sa performance. Pour pouvoir s’en détacher,
il faut déjà avoir une certaine expérience. » La plupart des marathoniens qui,
eux, peuvent courir deux heures de suite, témoignent que pendant un certain
temps, la pensée poursuit son cours. Puis, enfin, le vide est possible,
entraînant une sensation d’apaisement profond.
Courir pour gagner en confiance
Le running aide à développer confiance, estime de soi et
sens du défi. Il renvoie à une idée de dépassement et offre une sensation de
légèreté. « La plupart du temps, nous pensons que la capacité de notre corps à
se mouvoir est extrêmement limitée. La course à pied va permettre de découvrir
de nouvelles aptitudes que l’on ne soupçonnait pas. Il y
a une forme de sublimation dans la mise en activité du corps. C’est un combat
avec soi-même qui, lorsqu’il est achevé, procure une grande satisfaction. »
« Avec la course à pied, on réalise que l’on maîtrise de
mieux en mieux son planning, ses envies, sa motivation ». Cependant, il est impossible d’être pleinement rassasié. C’est pour
cela que de manière générale, ceux qui font du sport ne s’arrêtent jamais.
L’envie d’expérimenter, d’aller plus loin, d’être épanoui est toujours
présente.
Courir pour diminuer le stress
Rythme de vie effréné, fatigue, difficultés familiales et
professionnelles… Notre quotidien génère des tensions et le sport peut
permettre de les évacuer. « Courir permet notamment de se concentrer sur
soi-même, de s’échapper intellectuellement et donc de réduire le stress ». Faire un footing agit également directement sur notre
métabolisme : « cette activité sollicite également la voie sérotoninergique,
très impliquée dans le traitement de la dépression et permet la fameuse
sécrétion d’endorphines, qui s’active en moyenne après une-demi heure d’effort
», ajoute Romain Beaufort. Grâce à cette hormone du bien-être, la pratique du
jogging peut apporter une aide précieuse aux personnes qui souffrent de
contractures musculaires ou qui sont sujettes aux maux de tête.
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Courir fait du bien au moral
Les joggeurs sont unanimes, courir détend, dynamise, donne
de l’énergie pour la journée. « C’est prendre soin de soi, s’accorder du temps
». En cas de petit coup de blues, beaucoup vont
chausser leurs baskets. « Courir permet de casser des boucles négatives : cela
peut aider des personnes qui ont du mal à prendre soin d’elles, qui n’ont plus
de projets, qui ont du mal à concrétiser les envies. C’est une façon de
reprendre sa vie en main ». Si les premières foulées sont parfois difficiles,
le coureur se prend généralement au jeu au fur et à mesure qu’il découvre les
bienfaits de ce sport.
Comment bien courir
La meilleure chose à faire, pour ne pas se lasser, c’est de
commencer de manière peu intensive mais régulière. « En général, on préconise
des séquences de 15-20 minutes, que l’on alterne avec de la marche à pied, pour
ne pas se blesser. L’idéal, c’est de le faire deux à trois fois dans la
semaine. C’est préférable au jogging d’une heure
le dimanche, qui pourrait provoquer des lésions. »
Courir seul ou à plusieurs ?
Courir en groupe peut être un moyen de rencontrer de
nouvelles personnes, d’échanger, de casser la monotonie du sport… Après, tout
dépend de la personnalité et des préférences de chacun , on conseille, aux personnes qui commencent, de courir à plusieurs, pour se
motiver, s’encourager mutuellement. Et pourquoi pas introduire un peu de
compétition ? « Pour en tirer des bénéfices, celle-ci doit être imposée par le
sujet lui-même et non pas par une personne extérieure. C’est lui qui doit fixer
ses propres objectifs. Dans le cas contraire, cela deviendra contraignant et
n’aura plus aucun intérêt. » La course doit rester avant tout un défi que l’on
se lance à soi-même.
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