Ce que les sportifs nous apprennent sur notre mental
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Qui n’a jamais rêvé de courir aussi vite qu’Usain Bolt, nager aussi bien que Laure Manaudou, ou marquer le but victorieux lors d’une finale de la Coupe du monde ? Si nous admirons tant les champions, voire les adulons, c’est parce qu’ils parviennent à réaliser des gestes et performances qui semblent impossibles, le tout sous pression. Pourtant, ce sont des hommes et des femmes comme les autres, à la différence près qu’ils sont dotés d’un mental d’acier et d’une discipline de fer. Les sportifs, des maîtres de vie ? En tout cas, il est certain que ces derniers peuvent nous en apprendre beaucoup sur notre mental.

Ce que les sportifs nous apprennent sur notre mental
Sur le ring, dans une piscine ou sur un terrain de football, ils sont capables d’aller au bout d’eux-mêmes, de se dépasser, de combattre leurs craintes, de s’adapter à des situations complexes… Les sportives et sportifs sont des modèles de courage et d’adaptabilité. Prenons-en de la graine, ils peuvent nous apprendre beaucoup sur notre mental.
Qui n’a jamais rêvé de courir aussi vite qu’Usain Bolt, nager aussi bien que Laure Manaudou, ou marquer le but victorieux lors d’une finale de la Coupe du monde ? Si nous admirons tant les champions, voire les adulons, c’est parce qu’ils parviennent à réaliser des gestes et performances qui semblent impossibles, le tout sous pression. Pourtant, ce sont des hommes et des femmes comme les autres, à la différence près qu’ils sont dotés d’un mental d’acier et d’une discipline de fer. Les sportifs, des maîtres de vie ? En tout cas, il est certain que ces derniers peuvent nous en apprendre beaucoup sur notre mental.
Une intelligence émotionnelle accrue
« Les sportifs n’ont rien dans la tête ». « C’est pas bien
compliqué de courir après un ballon ». Ce genre d’idées reçues balancées avec
une moue de dédain, nous les entendons à l’approche de chaque grande
compétition internationale, comme une litanie. Pourtant, la pratique d’un sport
à haut niveau nécessite, en plus d’une grande intelligence psychomotrice – la
capacité à comprendre et exécuter très rapidement des figures complexes –, de
savoir s’adapter à diverses situations et de prendre des décisions rapidement.
Sur un terrain de football, par exemple, l’anticipation des gestes de
l’adversaire et la capacité à faire le bon choix sont centrales. Un joueur
comme Zinedine Zidane avait une vision du jeu bien au-dessus de la moyenne, qui
lui permettait de créer des espaces et débloquer les matchs.
« Le sport est un haut lieu de l’émotion. Les sportifs y
développent entre autre une grande intelligence émotionnelle et psychomotrice, psychologue ayant suivi de nombreux sportifs. C’est une forme d’intelligence qui peut notamment
régir les opérations les plus complexes de façon extrêmement rapide ». De même,
les grands champions doivent en permanence se réinventer et innover dans leur
discipline. par exemple, donne l’impression d’écraser tous ses
adversaires. « De l’extérieur, on parle de facilités, mais c’est du travail !
Pour rester au sommet, il faut développer des réponses techniques et
psychologiques toujours plus complexes, renouveler sa discipline. Savoir faire
preuve d’intelligence de manière chronique ». Stéphane Houdet, champion de
tennis handisport, ne parvenait plus à battre certains de ses adversaires plus
jeunes. « Il a transformé son jeu et a réussi à gagner de nouveau un tournoi du
grand Chelem », son coach. Dans notre vie de tous
les jours, cette capacité à sortir de sa zone de confort pour nous adapter à un
nouvel environnement est extrêmement utile.
Prendre confiance en nous
« Depuis que je fais de la boxe, j’ai gagné en confiance en
moi. Cette pratique m’a aidée à m’exprimer », monter sur un ring de boxe donne
beaucoup d’assurance : « Cela renforce. Encaisser, endurer la douleur, se
surpasser, permet ensuite d’oser et beaucoup moins craindre les épreuves ».
Grâce au sport, nous pouvons ainsi affronter beaucoup plus sereinement un
conflit, une présentation inquiétante ou un rendez-vous galant stressant.

Bien souvent, les sportifs ont également confiance dans leur
corps, qu’ils connaissent parfaitement. Ils le façonnent pour qu’il soit
efficace, pour éviter les douleurs et pour l’utiliser dans leur pratique. « Une
personne sportive ne se demande pas si elle fait du 34 ou du 36. Elle veut que son muscle soit efficace et qu’il serve
correctement ses performances. On sort de la dimension superficielle, on cesse
de s’évaluer par rapport aux autres ou au modèle proposé. Et on se sent bien !
» Sans compter que, dans le sport, tout le monde a sa place. « Quelqu’un de
petit, de rond, de mince, peut tout à fait trouver la discipline qui lui
convient et y exceller, » .
Lorsqu’un sportif se présente à une compétition, il n’y va
pas tête baissée, en se disant « Je n’y arriverai pas ». La plupart du temps,
il a pour objectif de faire de son mieux. « Beaucoup pratiquent, parfois sans
le savoir, la Méthode Coué en formulant des autosuggestions positives. Par exemple, «
je peux le faire », « j’ai beaucoup progressé ces derniers temps », « l’entraînement
paye ». Ils transforment leur discours intérieur, potentiellement négatif, en
discours positif ». Un bon moyen de se mettre dans les meilleures dispositions,
que nous pouvons tous et toutes appliquer dans la vie !
Repérer nos failles et accepter nos échecs
Les champion(ne)s sont des colosses au pied d’argile. C’est parce que ces personnes sont en capacité de les
identifier qu’elles parviennent à progresser en permanence, à élever leur
niveau de jeu et à rester au sommet. « Leur force, est aussi de savoir
identifier d’accepter leurs failles, de les travailler pour les dépasser . Si les sportifs adoptent cette démarche, pourquoi ne
serions-nous pas capable d’en faire autant ? » Sans compter que reconnaître ses
faiblesses, c’est aussi savoir accepter et surmonter les échecs. Une qualité
que l’on apprend forcément lorsqu’on fait du sport. nos échecs sont un formidable levier pour nous révéler nos talents et nos ressources.
S’il faut se relever des défaites, savoir savourer ses
victoires est primordial. Les joueurs interrogés par des journalistes répondent
la plupart du temps : « Avant de penser au prochain match, nous allons savourer
». Ils ont focalisé leur corps et leur esprit, se sont entraînés pour ce
moment. « C’est très important de fêter le positif ». Cette reconnaissance envers soi-même fait partie des
auto-suggestions positives, qui nous aident à nous sentir mieux. « Comme les
sportifs, dans la vie, soyons reconnaissants envers nous-même, mentalement,
pour le travail accompli ».
Gérer nos émotions en préparant son mental
Lors d’une épreuve, un champion ne doit rien laisser
paraître. Pourtant, cela ne signifie pas qu’il ne ressent pas d’émotions, ces moments nous rappellent que
les sportifs cèdent aussi, parfois, à leurs émotions. Mais leur travail, c’est
de les reconnaître et de les maîtriser. « Ils apprennent à les gérer. La colère, par exemple, est souvent mauvaise conseillère ».
« l’important, également, c’est qu’ils savent utiliser
ces émotions pour se dépasser selon la situation : la joie, la hargne, l’envie
peuvent les pousser à se sublimer »,
Si les champions parviennent à afficher un tel mental, c’est
avant tout parce qu’ils sont capables de le préparer, au même titre que leur
musculature. « C’est quelque chose que nous pouvons copier sur eux, Par exemple, notre voisin fait trop de bruit. Nous
n’osons pas aller le voir. En visualisant en amont la situation, en préparant
ce que l’on va dire, on peut se faciliter la tâche et lui demander de baisser
le son de son enceinte ! »
Nous pouvons tirer bien des enseignements du mental des
champions. Mais la notion la plus importante est peut-être celle de progrès. «
L’apport du sport ne se résume pas à obtenir une médaille il englobe tout le
chemin accompli C’est essentiel de le comprendre dans cette dimension ». Tous les jours, à tous points de vue, je “fais” de
mieux en mieux.
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